Avant d' avoir les épiceries (2), nous habitions la même rue que mon Chevalier servant (Voir ma première brosse).
Et aussi, Gerry Boulet demeurait au bout de ma rue et près des Chemins de fer. Nous ne le connaissions pas pcq il était pensionnaire. Nous disions de lui qu' il était un peu délinquant pcq il restait dans un quartier ouvrier. (J' ai lu son livre)
Je m' insurge contre une telle affirmation. Nous en faisons encore aujourd' hui l' association; pauvre=>malheureux, moins de chance que les autres. Pourquoi mettre de la pression sur les épaules des jeunes? Nous connaissons quelques-uns qui en sont sortis de ce marasme.
Lorsque nous sommes arrivés à St-jean, nous n' avions pu louer un appart pcq nous étions quatre enfants de 5-10 ans. Alors, nous avons acheté un bloc de 4 apparts. Pour payer cette maison, mon père travaillait la nuit (gardien de nuit) et ma mère le jour.
La p' tite dernière (M) n' allait pas encore à l' école. Après avoir fait le déjeûner pour les p' tits mousses, mon papa se couchait et M aussi. Papa, lève-toi, je ne suis pas fatiguée.
J' aimais regarder mon père faire les réparations de la maison. Ou faire ou défaire un mur selon le goût du locataire. Ce n' était pas encore le temps de l' adulte qui s' asseyait pour jouer avec l' enfant. Mais mon père nous parlait tout en travaillant.
Il va sans dire que ma mère était très fatiguée. Elle faisait le plus grand nombre de poches de pantalons.
Malgré tout cela, nous étions heureux.
vendredi 18 juillet 2008
Mon enfance heureuse!
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