mardi 30 septembre 2008

les Témoins de Jéhovah

J' ouvrais ma porte aux Témoins de Jéhovah. Plusieurs ont peur de se faire endoctriner mais pas moi.

J' aimais discuter sauf lorsqu' elles ne savaient pas quoi dire, elles terminaient par: c' est écrit dans la Bible.

Un matin par une belle journée de printemps vers 8h:30, je les voyais marchant dans la rue. Elles étaient très bien habillées. Vous êtes chanceuses de vous promener; moi, je dois aller travailler. Oui

Elles (la plupart sont des femmes) sont toujours deux. Cette fois-ci, une me parlait et l' autre, en retrait, nous écoutait. (Elle était là pour apprendre)

Croyez-vous à la Théorie de l' Évolution?

Oui, c' est écrit dans la Bible plutôt dans la Genèse. Dieu créa l' homme en sept jours et un jour vaut plus qu' un jour. L' autre opinait du chef.

La première journée, Dieu séparait les ténèbres. Je n' ai pas continué pcq je m' en souvenais plus. Mais elles savaient de ce que je parlais.

Dieu créa l' homme à son image. Hein? Est-ce que Dieu a un corps? Non, alors, l' évolution n' est pas terminée. Dans quelques millions d' années, si Dieu nous prête vie, l' homme va perdre son corps pour devenir esprit. (C' était tout à fait spontanée cette dernière remarque)

Les Témoins de Jéhovah ne sont jamais revenus. Ils doivent endoctrinés mais pas le contraire.

lundi 29 septembre 2008

à queue leu leu...

Il y avait une bête qui déchirait mon sac vert de détritus. Un soir, j' ai surveillé et c' était une mouffette.

Évidemment, j' ai acheté une poubelle avec couvercle. Elle me dérangeait plus.

Un soir, j' arrive en auto les phares allumés. Elle a eu peur et elle a pissé. Comme vous le savez, c' est une odeur persistante.

SPCA me fournit une cage. J' y mets une belle carotte. Rien n' y fait, on dirait que les mouffettes n' aiment pas les carottes.

Je vais dans mon cabanon. Il y avait un trou dans le plancher et plusieurs paires d' yeux qui me regardaient.

Que fais-je pour me débarrasser de maintenant de toute une famille de mouffettes?

Eurêka!

J' ai inondé son trou. Elle se sentait menacée pcq elle a sorti en plein jour avec ses six petits. Elles longeaient la clôture à queue leu leu. C' était beau à voir!

Où sont-elles allées? Je ne sais pas pcq ce n' était pas une mince affaire de reloger sept bêtes. Peut-être au Parc Régional qui n' était pas très loin.

dimanche 28 septembre 2008

Serrer la main...

Un p' tit mot ou deux.

Une image de Stephen Harper me reste en mémoire. Cela devait se passer à la campagne électoriale précédente.

On voyait Harper serrant la main à ses deux garçons d' environ 11-12 ans.

Très peu pour moi ce genre de modèle!

Et si un d' eux a un écart de conduite, que fera Harper? Il n' y a personne qui peut dire que ma famille n' aura pas de soubresauts.

samedi 27 septembre 2008

Je suis là...



C' est moi. Attention, je suis là, voulant dire ce p' tit doigt ou tenez-le pour dit.

Je n' ai pas la parole facile. Au premier contact, j' attends que l' autre fasse les premiers pas. Il faut que je me fasse une idée sur l' autre personne et j' observe.

J' ouvre une parenthèse. Ça vient de loin: observer. J' ai marché à 18 mois. Que faisais-je? Je me berçais et peut-être, j' observais. Peut-être, je me disais qu' il ne fallait pas salir ma belle p' tite robe. Alors, lève-toi et marche. Nous avions une gouvernante pour s' occuper de 4 enfants de 5 1/2, 3 1/2 et 1 1/2 et une p' tite dernière.

Heureusement que ma forme et ma santé étaient Diguidou.

Aujourd' hui, on irait voir le médecin pour ce retard motrice. Mais en ce temps-là, nous y allions lorsque nous étions vraiment malade (mourant). Je ferme la parenthèse.


Ce premier contact, je le faisais par l' écriture. J' ai eu une correspondance soutenue avec peut-être 300 personnes (femmes) en une vingtaine d' années. Avec quelques-unes, c' était des joutes oratoires et je vous remercie de me dilater la rate.

La plupart de mes textes étaient des pages inédites, des beaux p' tits bijoux d' écriture. Alors, S.V.P., gardez-les, on ne sait jamais. Ça pourrait vous valoir un p' tit pécule. Ah! Ah! Ah!

vendredi 26 septembre 2008

les chaleurs...

Je vais vous parler des chaleurs mais pas celles que nous avons présentement. Ces chaleurs-là, on les aime.

À un cours de Peinture Créative, la prof se plaignait des chaleurs. J' ai chaud, j' ai chaud.

Ça m' a ramené à mes chaleurs. Dieu merci, c' est terminé.

Ce n' était pas une mince affaire; j' étais prof. Et c' était dans mon visage qui devenait rouge. Et je devenais plus rouge en me voyant.

Au début, je prenais des hormones pour la ménopause. Ensuite, on disait que ça pouvait causer le cancer. Donc j' ai arrêté. Et les chaleurs n' ont pas réapparu.

Ce qui m' incommode présentement; ce sont les chaleurs causées par l' ingestion de trop de sel. Et dans beaucoup de produits, on en met allégrement peut-être pour camoufler le goût véritable. Et pour certaines viandes comme le jambon, ça fait augmenter le poids pcq il y a rétention d' eau. Je lis la valeur nutritive. Et il faut, hélas, exclure beaucoup de préparations surgelées dont la pizza que j' aime.

jeudi 25 septembre 2008

à la Pierre Légaré

Nous voyons de plus en plus dans les écoles, les Cégeps et les Universités Club d' Échecs.

Enfin, les étudiants se regroupent pour partager leur désarroi, pour larmoyer à qui mieux mieux et compatir mutuellement.

Ils vont s' entraider et ils seront plus heureux.

mercredi 24 septembre 2008

Photo insolite


Photo prise devant un miroir mur-à-mur.
On voit le couple de dos et si vous regardez comme il faut, vous verrez dans la lumière celle qui a pris la photo. Et c' est bibi, moi la photographe.

Vous pouvez broder une histoire à votre goût. Et pourquoi pas partager!

mardi 23 septembre 2008

Immodestie


Dimanche, à tout le monde en parle, soeur Marie-Paul Ross, doctorat en sexologie, disait que l' Église a accordé trop d' importance aux péchés d' impureté par rapport aux autres.

Nous ne connaissons pas le troisième message des enfants de Fatima. Il aurait dû être dévoilé en 1960.

Il paraîtrait que le Pape Jean XXIII (1958-1963) a lu ce fameux message et a perdu connaissance. Et il a scellé à nouveau ce secret.

Pendant ce temps-là, on divulguait de tous bords, de tous côtés ce Pressant Appel sur l' immodestie.

Voici pour en faire foi, ce feuillet de propos immodérés publiés par l' Ordinaire de Montréal. Encore heureux, c' est un organisme qui n' existe plus!

lundi 22 septembre 2008

Quelle locataire!

J' ai loué ma maison en attendant de la vendre.

Je n' ai pas été chanceuse avec ma locataire.

J' avais le bi-énergie comme moyen de chauffage. Électricité et par gros temps froid, l' huile à chauffage. Au début, le réservoir était plein et la locataire devait le remplir à son départ. Elle a fait le contraire, elle a vidé le réservoir et ensuite, elle s' est mise à l' électricité. Par les gros froids de décembre, pas d' électricité. Et elle s' était chauffée les pieds sur la bavette du poêle. Je craignais qu' elle défasse les 2X4 du sous-sol, pour faire un feu. Eh! non!

Elle m' a téléphoné un samedi soir à 11 hres. Le lendemain, un camion allait remplir le réservoir.

Encore heureux, ils m' ont pas tenu responsable du paiement.

Comment alors a-t-elle payé? En déménageant? Elle avait laissé une bonne paire d' espadrille. Elle n' avait pas regardé partout avant de partir.

Pauvre elle, elle va traîner sa misère toute sa vie!

dimanche 21 septembre 2008

Balançoire à deux


C' est bien pensé cette balançoise à deux. Il fallait que les fillettes d' à peu près 5 ans s' accordent. Et elles ont compris le fonctionnement assez rapidement.

samedi 20 septembre 2008

Enfin, c' est la fin...

Je suis retournée aux activités Craft. Le deuxième chef-d' oeuvre était un portefeuille. Je l' ai fait de A à Z.

Nous, Belle Nicole et moi, avons eu notre congé la même journée. Une amie de Nicole venait la chercher et m' amener par la même occasion. Auparavant, elle devait rencontrer son psychologue.

Dans l' auto, Belle Nicole n' a pas dit un mot. J' ai supposé qu' elle a parlé de notre amitié à son psychologue qui a désavoué.

Plus tard, au décès de mon parrain, j' ai vu ma cousine qui était voisine et amie de Belle Nicole qui lui avait parlé de moi. Je pouvais la voir à un Super Marché où elle était caissilère. Comme nous toutes, elle avait pris beaucoup de poids. Elle n' était plus intéressée à me voir, peut-être pcq elle avait perdu son titre de Belle Nicole. Mais pas pour moi!

J' ai revu Françoise. Elle aussi, avait pris du poids. Comment as-tu fait pour m' endurer?


À la clinique externe, j' avais un médecin que je n' ai jamais vu. Je rencontrais l' infirmière. Elle remplissait les prescriptions qui étaient toutes signées d' avance, de la main du médecin.

Maintenant, je tourne la page!

jeudi 18 septembre 2008

des sorties de l' hôpital

Je veux vous parler d' une terroriste felquiste. Elle en parlait mais sans animosité. On lui faisait une lobotomie à tous les mercredis pour lui faire oublier cette partie de sa vie. C' était demandé par son mari. Plus que ça avançait, elle oubliait mais pas son terrorisme. Elle va devenir un légume.

Moi, ce que je vous raconte, s' est passé en 1985. Je me rappelle comme si c' était hier. ll y a d' autres événements plus récents mais je me souviens plus très bien. On m' avait tapée dessus; alors, c' était gravé comme sur du roc.

Ma belle Nicole et moi étions toujours ensemble. Elle m' a sautée au cou. Ça m' avait donné des palpitations au coeur. Elle partait pour la fds et moi, je restais. Combien de fois, je ressassais cette scène?

Enfin, j' ai eu droit aux sorties de la fds grâce à Madeleine.

Ma marraine Caro qui s' était toujours occupée de moi, m' a emmenée un dimanche. Je le sais pcq nous sommes allés à la messe. À la sortie de l' église, Caro était fière de me présenter à ses connaissances. Ma première sortie a été réussie. Enfin, je faisais partie du vrai monde: le monde en liberté.

Mon grand' frère est venue me chercher pour m' amener chez moi. J' ai fait mon bilan chiffré. Plus tard, j' ai payé 250$ (c' était beaucoup) à un expert: il a obtenu les mêmes résultats que les miens.

Bientôt, ce sera une sortie définitive...

Lueur au bout de tunnel

Finis les problèmes d' argent! J' ai fait un chèque au travailleur social et il m' a ramené l' argent. Que je me sens donc riche!

Je n' avais pas encore de sorties en fds (fin de semaine). Et je recevais très peu de visites.

Mon grand frère est venu avec ma fille. Ils l' avaient habillée de pied en cap. Comme elle était belle!

Elle avait des problèmes à sa nouvelle école. Comme il n' y avait pas d' autobus pour l' amener; alors, elle y allait en taxi. Et elle était une première de classe. C' était assez pour faire des jalouses! Entre-temps, elle était devenue demoiselle. Une étape dans sa vie que j' ai manqué.

Une collègue est venue me voir. C' était apporter de la lumière...Je l' en remercie!

Le samedi, j' étais presque seule au réunion de Madeleine. La plupart et même Françoise (point de référence) avaient une permission de sortie et moi, je restais en dans.

Ce n' était pas pour longtemps pcq Madeleine s' en occupait.

Oh! j' étais subjuguée de voir la nouvelle patiente; elle était belle et toute jeune, dans la vingtaine. Elle s' appelait Nicole. Et maintemant, nous étions 5 Nicole; je n' avais jamais vu autant de Nicole en même temps. Nous marchions ensemble et lorsqu' on nous appelait, 5 têtes se tournaient.

Je me suis fait appeler par mon prénom + la première lettre de mon nom.

Revenons à la Belle Nicole. Une la questionnait sur sa mère. Arrête, ne vois-tu pas qu' elle devient crispée? Nous sommes devenues très amies. (À l' hôpital, les amitiés se faisaient fille-fille, garçon-garçon. Pourquoi? je n' en sais rien)

mercredi 17 septembre 2008

aux activités Craft

J' étais démoralisée. Suzanne va nous quitter. Elle va être transférée. Où?

Je ne pensais pas franchir cette porte. Mais oui pour aller aux activités Craft. Ça m' a rehaussé le moral.

Pour mon premier chef d' oeuvre, j' ai choisi de faire un porte-clefs en cuir repoussé, quelque chose pas trop compliquée et pas trop long. J' étais assise près de Françoise. Elle tressait un panier en osier.
Johanne m' expliquait quoi faire et à Françoise aussi. Johanne s' était éloignée de quelques pas et est rappelée par Françoise. Elle avait oublié. Plusieurs fois comme ça. Elle avait très peu de concentration. Johanne était très patiente.

Et moi, je rappelais Johanne pour qu' elle m' explique la suite.
Johanne, suis-je si malade que ça? Je voulais l' entendre dire. Non.

Entre-temps, l' enquêteuse Madeleine est arrivée. Elle nous convoque. Si nous avons des suggestions à faire; nous pouvons le faire. Et elle va les lire le matin.

Les femmes ont des problèmes mais ne savent pas comment les dire. Alors elle m' en parlait et moi, j' écrivais.

Un réglement: pas de téléphone avant 9 hres. Les femmes ne pouvaient parler à leurs enfants pcq ils étaient à l' école.

À la réception, elles ne voulaient pas nous faire de la monnaie pour le téléphone. Alors pourquoi pas une machine à échanger les piastres?

....................

Vraiment, il avait plusieurs suggestions et toutes écrites de ma main.

Voilà pour les accommodements raisonnables. Pas grand' chose mais ça pouvait nous rendre la vie plus agréable!

mardi 16 septembre 2008

Encore, encore, en dans

À l' aile psychiâtrique, ce qui me sauva de la déprime, c' était l' écriture. J' écrivais sur tout ce que je trouvais: bout de papier, enveloppe...Et tout était daté. J' ai gardé ces documents mais je ne les ai pas relus. Peut-être, un jour...
Il avait aussi la musique. Je m' étais entichée de Paul Piché et je le réécoutais, réécoutais...Je n' avais pas d' autres CD.

J' ai fait venir mon avocat. Ça fait grouiller un avocat dans la place. Je pouvais refuser tout traitement thérapeutique.

L' aldol était un médicament discutable et avait très mauvaise presse. Je ne l' avalais pas; je le jetais dans la toilette. Après ma lettre de refus, deux infirmières sont venus pour me le faire avaler de force.

Oh! je me suis jamais sentie aussi mal. Je marchais avec Suzanne lui expliquant ce qui se passait. Oui, je sais.

Je devais penser pour avancer la jambe droite, penser pour avancer la jambe gauche. J' avais peur de piquer du nez. Quoi de plus naturel de marcher et pourtant moi, je devais décortiquer mes mouvements.

Heureusement qu' ils se sont ravisés sur la prise d' aldol. Plus d' aldol! J' en étais soulagée.

Pourquoi je ne vais pas avec les autres aux activités? demandai-je à mon médecin. Il fallait le demander. Il aurait fallu qu' on me le dise. Y-a-t-il d' autres choses que je devrais savoir, que je ne sais pas? Un travailleur social peut venir te voir.

À partir de maintenant, ma vie changeait boute pour boute.

lundi 15 septembre 2008

Encore en dans...

à l' hôpital...

Je ne sais pas pourquoi, on me retenait à l' intérieur. 3-4 sem

Je ne sortais pas; alors, j' avais presque épuisé ma p' tite monnaie. J' avais de l' argent à la banque mais pas dans mes poches. En ce temps-là, je fumais. J' étirais mon avoir. J' achetais 2 cigarettes pour 25¢ aux 2-3 jours; je faisais aussi quelques téléphones à 25¢. Et voilà plus rien!

J' étais la plus pauvre des pauvres.

J' aimais l' infirmière en chef, Suzanne. Elle n' était pas toujours d' accord sur ce qui se passait dans la baraque.

Je reviens à l' autre drôle de pistolet ou plutôt un grand escogriffe de 6' 2''. Aussitôt qu' il me voyait, il fonçait sur moi. Il marchait comme un zombi. Donc pas très rapide et j' avais le temps de me sauver.

J' en ai parlé à Suzanne. Il s' en venait vers moi. Suzanne, une petite femme, l' a arrêté. Le fin fond de l' histoire, c' était une femme qui m' aimait pas, l' avait hynoptisé pour me tabasser.

Comme vous voyez, ce n' était pas très reposant!

Et patati, et patata! au prochain numéro

dimanche 14 septembre 2008

à l' hôpital...

Vie à l' hôpital.

On ne choisit pas sa compagne de chambre. (Françoise) J' étais bien mal tombée. Personne ne voulait l' avoir. Et donc pas question de changer de chambre.

Elle m' engueulait royalement. Toi, ma p' tite vache...Je n' étais pas habituée à me faire parler comme ça. Je ne répondais pas sauf une fois, je lui avais parlé de la même façon qu' elle le faisait. Ça lui avait cloué le bec.

À l' heure de la sieste, je fermais le rideau et enfin, elle fermait son clapet. Oh! quelle tranquillité!

Elle étalait ses images (religieuses) sur son lit et elle leur parlait. S' il en manquait une, elle criait au vol.

Ça lui arrivait de cacher quelque chose pour ne pas se faire voler. Et elle oubliait. Elle ne trouvait pas sa montre. Elle a fait venir l' équipe pour me faire fouiller et la connaissant, ils l' ont fait aussi dans ses affaires. J' espère qu' elle ne l' a pas mise dans mes cossins; elle était complètement imprévisible. Ouf, ils l' ont trouvée en dessous de son matelas.

Un soir, j' ai demandé la permission de coucher ailleurs, dans le lit qui était en dessous de l' escalier. OK. Enfin, une bonne nuit de sommeil sans dormir inquiète. Le matin, une autre infirmière. Qu' est-ce que tu fais là? C' est incroyable le manque de communication entre infirmières.

Il avait aussi un drôle de pistolet. Un qui pissait dans un verre et ensuite, il le buvait. Il faisait le tour des chambres, se couchait et il pissait dans les lits. Partout, les choses disparaissaient. C' était lui qui piquait.

Il en avait un autre pistolet. J' en parlerai plus tard. Il y a des histoires qui s' entrecroisent.

samedi 13 septembre 2008

En DANS, pas rigolo

J' étais aux prises avec beaucoup de tracasseries même si j' en ai très peu parlé. Quand on est dépassé par les événements ou qu' on se sent dans un cul-de-sac; alors, on craque. Ce qui devait arriver, arriva: le bipolaire malgré que je n' ai jamais été dépressive, toujours dans le high. (pas si désagréable que ça)

Me voilà à nouveau à l' hôpital de St-Jean. (Voir le médecin de famille)

Le matin, vient une infirmière. Qu' est-ce qui s' est passé? Je raconte mes problèmes. Le lendemain, une autre infirmière. Qu' est-ce qui s' est passé? Je raconte à nouveau ma p' tite histoire. Le troisième matin, encore une nouvelle. Qu' est-ce qui s' est passé? C' est incroyable, jamais la même infirmière. La quatrième m' a dit de l' écrire et de la faire mettre dans mon dossier. Je l' ai écrit mais personne ne la lisait.

Une femme médecin vient me voir. Qu' est-ce qui s' est passé? Comment vous ne l' avez pas lu mon histoire dans mon dossier? Je ne sais pas ce qui l' avait piquée. Elle a fait une de ses sorties en claquant la porte. Vraiment, j' étais abasourdie. Qui est le médecin? Qui est la patiente?
J' en ai long à dire. Rassurez-vous; ce que je vais vous raconter, on ne le trouve pas aux autres hôpitaux.

Ici, je vais mon montrer comment on se sent EN DANS.

Plus tard, une enquêteuse va venir enquêter sur les soins psychiâtriques offerts par cet hôpital. Elle était très sympatique!

vendredi 12 septembre 2008

Bâtisse Espaces Poétiques


Voici la bâtisse des Espaces Poétiques,1887 avenue Bourgogne, Chambly, aux photos d' en haut. L' avant et l' arrière avec la magnifique verrière. On pouvait y voir les différents effets des nuages. Pourquoi l' avoir enlevé?

Les photos d' en bas sont ceux de Fourquet Fourchette, le resto démarré par Robert Charlebois.

Futur propriétaire?

Les Espaces Poétiques ont fermé leurs portes. C' est R.L, le propriétaire et l' architecte de l' immeuble qui a fait la piastre.

C' était un magnifique site près de l' eau et vue sur le Fort de Chambly. Et il avait entente entre les deux organismes: le Fort et les Espaces Poétiques pour le stationnement et la promotion.

Sous toute réserve, l' emplacement avait intéressé Yvon Deschamps mais jugé trop petit. Comme tout le monde le sait, il a arrêté son choix au Manoir de Rouville.

Et c' est Robert Charlebois qui en a fait ses choux gras. Non! Il était plutôt dans le houblon avec toute son assortiment de bières. Et il a fait le magnifique resto qui a maintenant pignon sur rues. Bravo!

Suite au prochain numéro qui sera plutôt déchirant? Vais-je en parler ou ne pas en parler? That' s the question?

jeudi 11 septembre 2008

les Espaces Poétiques

Suite de mon Implication à Chambly.

Les artistes étaient peu connus sauf pour Raymond Lévesque. J' étais navrée pour lui; il était sourd comme un pot. Il chantait en faussant énormément.

Plus tard, il fut honoré et on (exclut la personne qui parle) lui a acheté des appareils auditifs.
J' ouvre une parenthèse pour lui. Je l' avais vu auparavant à un bar d' Abitibi. À ce moment-là, il était jeune (dans la quarantaine), fringant. Il revenait au Québec mais il laissait en France son garçon. Il en était peiné. Je l' ai revu à Longueuil, il marchait le dos courbé. Et je ferme la parenthèse.

À l' ouverture des Espaces Poétiques, tous les notables de Chambly étaient invités. Et le proprio de la Marina de Chambly Sta fournissait la boisson. (Nous n' avions pas encore de permis)

Les Chamblysards avaient l' habitude d' aller à Montréal pour les sorties. Alors, c' était long à s' implanter. Heureusement que l' artiste venait avec sa famille , sa gang.

Au bout de quelque temps, la population se déplaçait pour voir nos spectacles. Et voilà, on s' intéresse à nous.

Sta, le proprio de la Marina de Chambly qui nous fournissait la boisson a décidé de faire lui aussi des spectacles en fds (fin de semaine). Ayant plus de moyens que nous, leur premier artiste était une vedette montante Pierre Verville. En affaires, comme on dit, point d' amis. En jouant ainsi dans nos plates-bandes, il a réussi à nous mettre K.O.

Et la suite au prochain numéro.

mercredi 10 septembre 2008

Mon implication à Chambly

La bâtisse sur la rue Bourgogne à Chambly fut construite vers 1870. C' était une usine de textile.

Il s' était passé un événement tragique. Une femme s' était faite tuée selon les racontars du temps. Et on disait par la suite que cette maison était hantée.

Entre 1900 et 1980, que s' était-il passé? Je n' en sais rien. Peut-être, pas grand' chose avec cette mauvaise presse de maison hantée qui perdurait.

Aux environs de 1980, l' architecte R.L. a restauré la dite bâtisse. Le peintre B.L. dont ses toiles étaient surtout des peintures des nuages, a démarré les Espaces Poétiques. Et je m' y suis impliquée par la suite.

Aux Espaces Poétiques, il y avait des spectacles de fin de semaine (fds). C' était des artistes subventionnés; donc pas très connus.

À l' ouverture des Espaces Poétiques, tous les notables de Chambly étaient invités. Et le propriétaire de la Marina de Chambly St fournissait la boisson. Je peux dire que c' était une soirée réussie.

La suite aux prochaines notes. J' espère vous tenir en haleine!

mardi 9 septembre 2008

Prof, étudiant

Je réagis aux nouvelles. C' est un sujet délicat mais je plonge.

Il m' est arrivé de donner mes cours à l' Agora qui pouvait contenir 90 étudiants. C' était au Cégep Édouard-Montpetit, campus de St-Hubert.

Durant un cours, je me déplace. J' étais devant, j' étais derrière (j' étais seule...). Et les étudiants me suivent des yeux. Ça leur fait un peu d' exercices pour le cou. Parfois, ils ont un torticolis ou simplement, ils ont mal au cou en regardant toujours dans la même direction.

Une fois, un étudiant dans la vingtaine me suivait religieusement des yeux et il me souriait. Je rendais son sourire.

À un moment donné, un soir, je voyais son regard. Oh! là! là!, j' ai un problème. Et lui, qu' en est-il?

Le cours suivant, je passe devant lui sans le regarder. Réaction immédiate, il est allé s' asseoir au fond de l' Agora.

Et c' était terminé. Il est revenu en avant mais sans son regard insistant. Le charme était rompu.

lundi 8 septembre 2008

la Marina de Chambly

Le vendredi, mes cours se terminaient à 4 hres. J' allais prendre un verre à la Marina de Chambly. J' étais la seule femme avec la barmaid avec ces messieurs. Et je n' étais pas particulièrement la bienvenue.

À 5 hres, j' allais chercher ma fille de 6-7 ans et nous soupions à la Marina. Les McDo, Subway, Tim Hortons et d' autres de même acabit, n' existaient pas encore.

Une fois au bar, il y avait un jeune d' environ 40 ans auprès d' un vieux L. La tournée, c' est L qui paie. Une fois, deux fois, toujours L qui paie. Je me suis entendue dire, c' est moi qui paies. Monsieur L était un homme riche et il m' a dit que c' était la première fois qu' on lui payait un verre.

L' été, par beau temps chaud, nous (ma fille et moi) venions à la piscine de la Marina. Je me faisais des amies.

CKOI à ses débuts faisait des concours. La personne qui apporte la bande avec le nom CKOI à la Marina, gagne une bouteille de Pétilleux. Il en avait plein sur le cabanon. Et j' ai gagné une bouteille. J' appelle ma nouvelle amie. Je ne bois pas. On en donnera aux autres. Et ce fut une p' tite fête bien arrosée.

Une autre fois, concours organisé par la Marina. La personne qui réussira à marcher sur les planches au-dessus de la piscine, gagnera. L' une après l' autre faisait 2-3 planches et à l' eau. Ma fille courait sur les planches et elle s' est rendue jusqu' au bout. Elle gagna un trophée.

Encore 1-2 ans et tout sera rasé. On disait construire un bel hôtel. Mais on en fit rien. Aujourd' hui, c' est un terrain vague.

Et pourtant en ce moment-là, la marina existait depuis une quarantaine d' années et on a tout balayé sans préserver le patrimoine.

dimanche 7 septembre 2008

Mon premier amour

Dans mon enfance, il n' y avait pas de voisines de mon âge. Il y avait des garçons mais ils ne jouaient pas avec les filles.

C' était à l' école en 1ère année que je me suis fait une amie.

C' était un sentiment nouveau. Je voulais être toujours avec elle, lui parler et même, je pouvais être jalouse.

En deuxième année, il ne fallait pas parler même si nous avions terminé le travail demandé.

Et moi, j' avais toujours quelque chose à dire à ma p' tite amie. Nous étions assise l' une à côté de l' autre. Après maints avertissements, mon amie fut déplacée au fond de la classe.

Je me lève pour lui parler. Que fais-tu? Je veux parler à mon amie. Elle m' a attachée, pas serrée, pour me montrer que je devais rester à ma place. J' avais compris mais avec tristesse.

En troisième année, nous n' étions plus ensemble. Loin des yeux, loin du coeur. Elle s' était fait des nouvelles amies.

samedi 6 septembre 2008

Chaleur à l' école

Dans les années 80, il faisait très chaud à la rentrée scolaire. Les étudiants avaient mis leur beau linge parfois 2 chandails. J' en ai fait enlever un. Ils étaient écrasés sur leur bureau et moi, je me faisais aller comme si de rien n' était.

Le responsable de l' Éducation des Adultes (titre du temps) vient nous voir. Comment ça se passe? C' est une perte de temps d' enseigner. Pourquoi les cours ne sont pas suspendus? Tu vois: le thermomètre indique 100*F. Qu' est- ce qui fait le directeur? Il est parti. Le sous-directeur? Il est parti. C' est qui après? C' est moi.

Alors qu' est-ce que tu attends pour prendre des décisions?

Une heure après, les cours de l' après-midi étaient suspendus.

Et il devient rapidement directeur de l' école.

Quand on se voyait, ça n' arrivait pas souvent, comme au party de Noël, il me faisait un clin d' oeil.

Et il va sans dire , les thermomètres ont tous disparus.

vendredi 5 septembre 2008

les airs immortels

Je vous réserve une heureuse surprise, copiez (ctrl c) et collez (ctrl v) sur le site ci-dessous.

Et une fois sur place, si vous avez le doigt alerte, cliquez sur l' un des 40 videos à votre droite.

André Rieu
: Communion en concert avec le public... Très beau spectacle.
Vous aussi, vous pouvez taper des mains et chantonner.

http://www.youtube.com:80/watch?v=PG8quu2sQ2Y&feature=related

jeudi 4 septembre 2008

Filles, garçons, ensemble?

Dans mon enfance, les filles et les garçons ne faisaient pas bon ménage ensemble. (Voir mon enfance, mon enfance1)

Les garçons ne jouaient pas avec les filles. Les filles, les guenilles et les garçons, les cornichons. Moi, j' aurais bien aimé joué aux cowboys avec les garçons. Et ça m' arrivait de jouer avec le jeu de mécano de mon frère G de deux ans plus âgé que moi, mais il me l' enlevait aussitôt. Cependant, j' ai beaucoup joué avec l' ambulance que j' ai reçue (seul cadeau intéressant).

Quel doux temps, mon frère G nous (ma p' tite soeur et moi) amenait dans les bois. Une fois, vers l' aéroport de St-Jean. Une autre, un gringalet nous bloquait le passage. Les filles ne passent pas et il m' a poussé dans la flaque d' eau.

Nous avons contourné ce territoire pour se rendre quand même à l' aéroport.

Une autre fois, on s' était rendu au Séminaire de St-Jean. Complètement dans le bois, il y avait une bâtisse avec un vieux cabriolet. Il a sûrement servi à livrer le lait dans les temps immémoriaux.

Un autre tantôt, il y avait un autobus pour les filles et un autre pour les garçons qui nous amenaient aux piscines de O.T.J. (Organisation des Terrains de Jeu). Ma mère nous avait dit de ne pas se séparer. Donc, nous n' avons pas pris les autobus.

C' était plus tard qu' on a osé s' embarquer et de même aux piscines, les filles étaient séparées des garçons. Et pas de courrage.

mercredi 3 septembre 2008

Un médecin de famille

Ma mère ne se sentait pas bien, elle va à la clinique et revient à la maison. Ce n' était pas grave.

À la maison, elle fait une crise cardiaque.

Le même médecin soigne aussi mon père. Il avait diagnostiqué l' arthrose et ça rempirait de jour en jour tant qu' il ne pouvait plus se tenir debout.

Je téléphone à ce fameux médecin; il m' écoute bearcoup plus qu' avec mon père. Ramenez-le moi. Entre-temps, il fait venir un spécialiste de Montréal.

Et de deux, cancer généralisé et c' est trop tard.

À un moment donné, je me suis sentie mal suite au décès de mon père et il fallait vider la maison pendant les grosses chaleurs d' été.

Je fus rentrée à l' hôpital rapido, presto. La troisième de la famille, j' ai eu droit à toute la batterie de tests possibles.

J' étais dans une grande salle, les hommes et les femmes ensemble sans cloisons ni rideaux. Je me lève pour aller aux toilettes. Presque rendue, on m' arrête. Je ne dois pas me lever; ils vont m' apporter la bassine.

Vous auriez dû voir l' homme d' en face et celui d'à côté. Ils se redressaient pour mieux voir.

Ma foi, j' étais en train de ressuciter les morts.

C' était simplement un coup de chaleur

mardi 2 septembre 2008

Métro autobus

Je veux me rendre un soir chez une amie au Plateau Mont-Royal. Je suis de la Rive-Sud. On peut très peu stationner au Plateau. Donc je laisse mon auto au stationnement de Métro Longueuil.

C' était un soir d' été et nous, mon amie, une voisine et moi, étions sur la galerie à déguster une bière. La vie était belle!

Il commence à faire un peu frisquet, alors nous rentrons et nous dansons.

Une furie arrive, une autre voisine, la musique était trop forte. Il devait être 11 1/2 hres.

Je m' apprête à prendre le métro vers 12 1/2 hres. Mauvause surprise, le métro et les autobus sont tous arrêtés peut-être vers 12h 40.

Je n' ai pas le choix, il faut prendre un taxi (encore heureux, j' avais l' argent)

Je me rends au Métro de Longueuil. Évidemment, le métro était arrêté et le stationnement fermé. Je ne peux prendre mon auto.

Imaginez dans quel état, j' étais.

Au métro, les portes étaient ouvertes. C' était bien, il y avait une jeune fille qui dormait sur un banc.

Au métro, j' avançais et on me disait de revenir sur mes pas. Je continuais à avancer malgré les supplications des haut-parleurs.

Un monsieur est venu me parler. Il faut retourner. Non, mon auto est de l' autre côté. Non, c' est fermé.

Enfin, un peu de compassion, il a ouvert la guérite du stationnement.

Ça s' était passé, il y a quelques années (5-6 ans) mais je ne sais pas comment c' est maintenant par les belles soirées d' été.

lundi 1 septembre 2008

Fête du Travail


En Amérique du Nord, il existe une distinction entre Fête du Travail et Fête des Travailleurs :

En effet la Fête du Travail officielle (Labour Day) est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique, etc.) après les vacances d’été.
La Fête des Travailleurs a, quant à elle, lieu le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.
La plupart des pays a leur Fête du Travail chômée, le 1er mai.

Soient l' Amérique du Sud: Brésil, Mexique, Bolivie...

En Asie: Indonésie, Chine, Vietnam, les 2 Corée, Japon (première semaine de mai)...

En Europe: Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et quelques cantons de Suisse, Allemagne...

France, il devient habituel, à l' occasion du 1er mai d' offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Ile-de-France et ils n' avaient pas à payer les taxes.

Dans les pays de l' ancienne Europe de l' Est: la Pologne et la Roumanie...

Pour le Royaume-Uni et l' Irlande, c' est le premier lundi de mai pour avoir une fin de semaine de 3 jours.

Bonne Fête du Travail!