dimanche 14 septembre 2008

à l' hôpital...

Vie à l' hôpital.

On ne choisit pas sa compagne de chambre. (Françoise) J' étais bien mal tombée. Personne ne voulait l' avoir. Et donc pas question de changer de chambre.

Elle m' engueulait royalement. Toi, ma p' tite vache...Je n' étais pas habituée à me faire parler comme ça. Je ne répondais pas sauf une fois, je lui avais parlé de la même façon qu' elle le faisait. Ça lui avait cloué le bec.

À l' heure de la sieste, je fermais le rideau et enfin, elle fermait son clapet. Oh! quelle tranquillité!

Elle étalait ses images (religieuses) sur son lit et elle leur parlait. S' il en manquait une, elle criait au vol.

Ça lui arrivait de cacher quelque chose pour ne pas se faire voler. Et elle oubliait. Elle ne trouvait pas sa montre. Elle a fait venir l' équipe pour me faire fouiller et la connaissant, ils l' ont fait aussi dans ses affaires. J' espère qu' elle ne l' a pas mise dans mes cossins; elle était complètement imprévisible. Ouf, ils l' ont trouvée en dessous de son matelas.

Un soir, j' ai demandé la permission de coucher ailleurs, dans le lit qui était en dessous de l' escalier. OK. Enfin, une bonne nuit de sommeil sans dormir inquiète. Le matin, une autre infirmière. Qu' est-ce que tu fais là? C' est incroyable le manque de communication entre infirmières.

Il avait aussi un drôle de pistolet. Un qui pissait dans un verre et ensuite, il le buvait. Il faisait le tour des chambres, se couchait et il pissait dans les lits. Partout, les choses disparaissaient. C' était lui qui piquait.

Il en avait un autre pistolet. J' en parlerai plus tard. Il y a des histoires qui s' entrecroisent.

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