Suite de mon Implication à Chambly.
Les artistes étaient peu connus sauf pour Raymond Lévesque. J' étais navrée pour lui; il était sourd comme un pot. Il chantait en faussant énormément.
Plus tard, il fut honoré et on (exclut la personne qui parle) lui a acheté des appareils auditifs.
J' ouvre une parenthèse pour lui. Je l' avais vu auparavant à un bar d' Abitibi. À ce moment-là, il était jeune (dans la quarantaine), fringant. Il revenait au Québec mais il laissait en France son garçon. Il en était peiné. Je l' ai revu à Longueuil, il marchait le dos courbé. Et je ferme la parenthèse.
À l' ouverture des Espaces Poétiques, tous les notables de Chambly étaient invités. Et le proprio de la Marina de Chambly Sta fournissait la boisson. (Nous n' avions pas encore de permis)
Les Chamblysards avaient l' habitude d' aller à Montréal pour les sorties. Alors, c' était long à s' implanter. Heureusement que l' artiste venait avec sa famille , sa gang.
Au bout de quelque temps, la population se déplaçait pour voir nos spectacles. Et voilà, on s' intéresse à nous.
Sta, le proprio de la Marina de Chambly qui nous fournissait la boisson a décidé de faire lui aussi des spectacles en fds (fin de semaine). Ayant plus de moyens que nous, leur premier artiste était une vedette montante Pierre Verville. En affaires, comme on dit, point d' amis. En jouant ainsi dans nos plates-bandes, il a réussi à nous mettre K.O.
Et la suite au prochain numéro.
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